Expérience : ma première année de trail

Après avoir longtemps couru sur route, j’en ai eu assez du bitume. Je sentais que j’arrivais au maximum de mes performances. Il me fallait donc un nouveau terrain de jeu et un nouvel objectif pour me dépasser. Je voulais sortir de ma zone de confort, me mettre au trail et aux courses de montagne était donc le meilleur compromis. Mon premier défi était sur l’Euskal trail. Une course en duo sur le format du 2x40km. L’occasion de revenir avec vous sur cette première aventure et mes premiers pas dans le monde du trail.

Le matériel

Avant de commencer à courir en montagne il a d’abord fallu revoir ma garde-robe. Mon premier investissement : une nouvelle paire de chaussure de trail. Je cherchais un équipement qui présentait les caractéristiques suivantes :

  • Le confort : sur des longues distances, il est essentiel de se sentir à l’aise
  • Un bon maintien du pied

Après avoir passé un long moment dans mon magasin de sport préféré, j’ai trouvé une paire de SCOTT qui présentait toutes les caractéristiques recherchées . Aujourd’hui, je suis avec des ASICS que je trouve plus légère et plus souple. Pour mon second achat je me suis fait plaisir. A l’époque RAIDLIGHT faisait une édition limitée d’un sac à dos au couleur du drapeau de la Réunion, mon île natale.

D’une contenance de 10L, je peux y mettre tout ce dont j’ai besoin :

  • Une veste imperméable type Goretex
  • Une poche à eau de 2L
  • Une une réserve alimentaire sur l’avant

Avec tout cela,  au niveau du matériel je suis complet.

 

La phase d’entraînement

L’euskal Trail se déroule fin mai. Mon premier objectif c’est la régularité.  Lorsque je m’entrainais pour faire un semi-marathon ou un marathon, je me faisais un programme sur 3 mois. Cette fois, j’ai donc commencé l’entraînement dès le début du mois de janvier. Ne pouvant me rendre en montagne pour accumuler du dénivelé positif, chaque semaine, j’avais 3 sorties d’environ 10km et le week-end, une sortie longue d’au moins 20km. Et bien entendu du renforcement musculaire. Il fallait que je me prépare à passer entre 7h et 8h de course. Je n’ai jamais été aussi régulier et motivé pendant cette phase de préparation.

Je faisais aussi une fois par semaine une petite boucle pour avoir une marche dynamique. Courir tout le long d’un trail est impossible. Il faut donc dans les phases où l’on ne court pas garder un rythme de marche active.

Les courses

Je ne me suis pas lancé sur une longue distance d’un coup. J’avais prévu de faire au moins une fois par mois une petite course officielle pour me préparer. Les courses les plus proches de chez moi se trouvent dans le Pays Basque. Donc direction la frontière espagnole dans les mois à venir.

Ma première course était sur le Sara Korrika Trail, dans le département 64. 22 km et 1600m de dénivelé positif. Ce trail fait partie de mes meilleurs souvenirs. Le départ se fait du village de Sare, on commence l’ascension vers la Rhune. J’ai trouvé cette montée longue. Comme je ne savais pas à quoi m’attendre, j’étais concentré sur pleins de choses et je n’ai pas pris le temps de regarder autour de moi. Ce n’est qu’une fois au sommet que je me suis arrêté quelques minutes pour profiter d’une vue panoramique.

Contempler

On voit à gauche une vue sur l’océan, à droite le début des Pyrénées et dans mon dos l’Espagne. Après quelques minutes, il est temps de commencer la descente sur l’autre versant. Elle est assez rapide. J’avais lu plusieurs articles pour apprendre à descendre et donc, j’ai pu appliquer tout cela. Il faut porter le regard assez loin, ne pas trop bloquer les jambes, sinon ça tape fort dans les articulations et bien poser les pieds pour éviter les glissades. Une fois en bas, on fait un petit tour pour remonter par un autre col. C’était la première fois que j’entendais parler d’un kilomètre vertical : objectif monter 1000m. Une fois cette épreuve, je garantis qu’on ne voit plus les choses de la même façon. Enfin vient la dernière descente, plus douce jusqu’à l’arrivée au village. Sur le retour je croise des Pottoks. Ce n’est pas en ville qu’on verrait cela.

Dans l’ensemble, c’est une course assez facile et sans grande difficulté. J’ai pu me tester et cela m’aura convaincu que je ne m’étais pas trompé dans cette nouvelle activité. J’y ai pris beaucoup de plaisir!

Un autre trail pour se mettre en jambes !

La seconde course d’entraînement était dans les environs d’Ossès pour le Lakako Trail 21 km et presque 1300m de dénivelé positif. Le départ et l’arrivée se fait également depuis le village. Le profil de la course était beaucoup plus roulant et moins technique par rapport au Sara KorriKa Trail. Je me souviens y avoir été plus rapide et plus à l’aise. De mémoire, c’était bien plus arboré et j’ai moins souffert de la chaleur.  Après avoir pris le départ, direction le mont Baigura. La montée est courte et on se prend rapidement du dénivelé.

En a peine 9 km on est au sommet. A chaque fois, il y a une vue imprenable. C’était incroyable de voir aussi loin sur l’horizon et je croise de nouveau des Pottoks sur le parcours. La descente n’était pas très technique. Les sentiers sont assez larges et pas trop herbeux, une vraie autoroute. Avant d’arriver, on refait une petite montée sans trop de difficulté et avant de rentrer, on termine par une petite descente. Déjà au loin, on entend le speaker qui annonce qu’on est proche. Je termine donc cette course en meilleur état par rapport au mois précédent. Après avoir franchi l’arrivée, je profite un peu du soleil pour terminer cette journée.

Finalement arrive le mois de mai et l’Euskal Trail. Au programme du week end de l’Ascension, 80 km répartis sur 2 jours. 40 km et 1900m de dénivelé par jour. Cette course est détaillée dans un précédent article.

Bilan

Me mettre au trail n’aura eu que des bénéfices. J’y ai découvert une tout autre ambiance. Beaucoup plus festive et familiale, ce que je recherchais avant tout. Une fois la course sur route terminée, on récupère ses affaires et on passe à autre chose. Alors que les courses en montagne, j’ai plus envie de rester après la course, profiter du cadre et des gens. Et terminer un trail, ce n’est pas la même sensation de satisfaction. L’effort à fournir est plus intense , on y va passer une journée et ce qui prolonge le plaisir. Cela me procure une sensation de liberté, de se ressourcer et d’être un peu coupé du monde.

Cela m’aura aussi permis d’allier ma passion du trail avec les voyages. J’ai pu courir à Rodrigues et y rencontrer des gens incroyables, faire le tour du lac d’Annecy et découvrir les Pyrénées. Je me suis rendu dans des endroits où je n’aurais certainement pas mis les pieds. La marge de progression est illimitée. Récemment, j’ai même pris le départ du Grand Raid, une autre aventure tout aussi extraordinaire.

Sur le plan humain, on est tous gagnant, on essaye de partir régulièrement en week end  avec des membres du Happy Running Crew pour y passer des week-end de folies.

Il ne faut pu attendre et s’y mettre !

1 Commentaire
  • Manon Lambt
    Publié à 21:21h, 14 février Répondre

    Bravo Cédric !!!! Et ça n’est que le début 💪🏻👌🏻

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