L’Euskal Trail

Plusieurs de nos happy runners se sont réunis sur ce chouette évènement : l’Euskal Trail. Ils se sont regroupés en binômes afin de participer à deux formats de course : le 2x25km et le 2x40km. Non, non, ce n’est pas une distance par personne, c’est bien une distance à réaliser 2 fois, sur 2 jours et par coureur ! Ce n’est pas un petit effort que nos happy runners ont fourni le vendredi 26 mai et le samedi 27 mai 2017. Aude, Yannis et Cédric nous partagent leur expérience sur ce week-end Euskal Trail.

SUR LE 2X40KM : LE TÉMOIGNAGE DE CÉDRIC

Cela va faire un peu plus de 3 ans que je me suis mis à courir. Depuis l’année dernière, j’ai eu envie de changer de terrain de jeu. Je me suis donc inscrit à l’Euskal trail. Au début, je n’avais pas bien lu les modalités de la course. J’ai lu que c’était une course en équipe de 2 et 40km par jour. Je me suis dit chouette c’est comme une course en relais : un coureur va faire 40km le premier jour et le lendemain le second va faire les 40 derniers kilomètres. J’ai donc convaincu ma meilleure amie Coralie de se lancer dans l’aventure.

Mais voilà quelques jours plus tard, le Happy Running Crew avait organisé un événement pour nous présenter le magasin Foulée de Bordeaux. Lors de la sortie on parlait tous de l’année à venir et des différentes courses que l’on a l’intention de faire. Je me souviens parfaitement de la surprise qu’a eu Adrien lorsque je lui annonce que je me suis inscrit sur ce format et que je  me sentais plus tôt bien de faire 40km. J’essaye d’avoir des explications de son étonnement et c’est là que je comprends qu’en fait, c’est une course en équipe et qu’on fait 2 fois 40km soit un total à venir de 80 km dans les jambes. Je ne cache pas qu’il y a eu un petit moment de doute. Je débute dans le trail et il nous reste 4 mois. Il va falloir redoubler d’effort !

Après en avoir informé ma binôme, on réussit à participer à 2 trails pour nous préparer. Courant mars, on participe au Sara Korrika Trail sur 20km et en avril, le trail du Laka sur la même distance. Les 2 courses se sont super bien passées et j’ai pris beaucoup de plaisir.

La course est prévue sur les journées de vendredi et samedi. Le jeudi de l’ascension étant férié, on arrive en fin d’après-midi sur Saint-Étienne-de-Baïgorry pour récupérer les dossards. Il fait déjà très chaud et la météo annonce des températures dignes d’un mois de juillet pour les 2 jours à venir. Les dossards et la puce récupérés, il est l’heure de se rendre au gîte sur Saint Jean Pied de Port.

Le réveil à 4h du matin pique un peu, surtout quand on a dormi un peu plus de 3h. Avec l’excitation et la concentration j’ai eu du mal à trouver le sommeil. On prend les sacs, le petit déjeuner se fait aussi rapidement sur le parking du gîte et nous voilà parti pour prendre la navette qui va nous conduire à Urepel pour le départ. Le temps du trajet j’en profite pour continuer un peu ma nuit même si cela ne dure pas très longtemps. On est un peu en avance et donc on patiente au chaud dans le gymnase. J’adore l’ambiance d’avant course. Tout le monde se concentre, on essaye de se détendre comme on peut. Comme avec ma binôme on n’a pas d’objectif temps, on se met à l’arrière pour partir à notre rythme.

Coralie et moi, on trouve notre rythme assez rapidement. Nous sommes dans le tiers inférieur on s’était dit qu’on allait se préserver un peu en vue de la journée qui nous attend.

Après 2 km on quitte la route pour les petits sentiers. Et comme on avait pu s’y attendre on commence à monter jusqu’au km8 environ. Niveau paysage c’est assez arboré mais on commence à suer. Le premier pic passé on a une petite distance et tout en bas le premier ravitaillement nous attend. On est plutôt bien, on a réussi à ne pas prendre trop de retard sur la barrière horaire et en plus on s’offre le luxe de rattraper les autres concurrents. On refait le plein de notre camel back, personnellement je ne me m’y attendais pas mais j’ai pas mal bu. C’était vraiment magnifique. On a regains d’énergie, et le parcours est beaucoup plus plat, on se remet à courir petit à petit et sur une bonne distance.

Après plus de 20 km et pratiquement 4h30 de course on va entamer la partie la plus dur. Une grosse montée pour franchir un pic à 1300m d’altitude. On a un mis un temps inimaginable pour arriver au sommet, plus de 2h00. Mais la vue était incroyable. La première partie de la descente se passe mal pour Coralie. Ses pieds ont frotté et elle commence à avoir des ampoules sur les 2 pieds. Elle me dit qu’elle a de plus en plus mal, la descente est très compliquée pour elle. On arrive au dernier ravitaillement et je la sens pratiquement à bout. Les 5 derniers km ont été très longs, on redescend vers Saint Etienne de Baigorry, il est 14h et je n’ai qu’une envie c’est d’en finir le plus rapidement possible, je suis vidé et les jambes sont lourdes.

À environ 500 m, tous les copains du happy running crew sont présents et ils nous attendent. On puise dans nos dernières forces, mais il est pratiquement impossible de courir. On passe donc l’arche sous les applaudissements des membres du crew et des spectateurs. Ma binôme Coralie est prise en charge par un podologue car ses pieds sont dans un mauvais état.

Quant à moi j’ai les jambes qui me tirent mais je n’ai pas de bobos en particulier. Je n’ai même pas mal et le moral est au plus haut. Le repas est inclus dans l’inscription. Et je dois dire qu’on a été vraiment bien traité par l’organisation. Il y avait un énorme buffet, avec de la charcuterie, des plats chauds. Petit carnivore que je suis, je n’ai pas touché aux différents plats de légumes. Et en dessert, on avait le choix avec du fromage ou des fruits.  Pour moi le moral passe aussi par mon estomac. Je me suis régalé et repris des forces. Je me dis que rien que pour le buffet cela en valait la peine ! C’était la première fois que je voyais une organisation mettre autant de moyens.

De nouveau le réveil sonne à 4h. Comme la veille, petit déjeuner rapide sur le parking et Coralie réussit à se lever. À ma grande surprise, elle se prépare pour prendre le départ de ce second jour de course. On sait tous que le plus dur aujourd’hui sera de gravir le mont Ahadi. Sur à peine 10km nous avons 1000m de dénivelé positif. Rapidement nous commençons notre ascension, et on arrive au-dessus des nuages. En nous retournant on découvre la vallée sous une mer de nuage. Nous avons été nombreux à nous arrêter quelques minutes pour prendre une photo.

Jusqu’ici Coralie est toujours avec moi et semble avoir le moral. Après une petite heure de course j’arrive au pied du mont et déjà il y a une longue file de coureurs. Et à voir leur allure je me dis que ce ne sera pas une bouchée de pain. Mais il faut y aller. Sur 600m de montée, il faut gravir les 800m de dénivelé. Coralie qui a meilleur rythme que moi monte plus rapidement. J’ai mis plus de 40min quand même. Coralie a eu le temps de se reposer un peu, mais elle m’annonce directement qu’au prochain point de contrôle elle va déclarer forfait. Elle a mal et la descente qu’on entame va confirmer sa décision. Il reste 4km avant le ravitaillement. Je l’ai accompagné à petit pas, et effectivement une fois au ravitaillement elle rend son dossard et la puce.

J’ai donc la possibilité de continuer seul mais je ne serais pas classé. Je passe le contrôle avec à peine 20min avant la barrière horaire, donc très juste. Je repars pour une bonne montée et je rattrape rapidement des binômes que je dépasse. J’en profite pour trouver mon rythme et après  une dernière montée, j’arrive enfin sur les crêtes. Sur cette partie je me sens seul. À mon tour je commence à avoir des ampoules. Je me soigne rapidement et je repars. Il me reste une dernière montée. Je traine un peu des pieds mais j’avance. Je termine ce dernier pic et peux m’élancer dans la descente. Au 35km, je vois au loin la ville. J’arrive dans les rues de Sainte Etienne de Baigorry, je fais le dernier virage et je vois au loin l’arche.

Pas très loin, Coralie et Adrien m’attendent. Ils me font de grands signes, j’accélére et je passe la ligne d’arrivée au bout de 9h20 de course.Je suis complétement vidé mais tellement heureux d’avoir fini. C’était la première fois que je faisais une course aussi longue et sur 2 jours consécutifs. Je repense à mon parcours et suis également fier de moi. Pendant que je me restaure un peu, je retrouve les copains du crew, je leur raconte ma course, mais je ne cache pas que l’année prochaine je vais revenir la refaire. Et pourquoi pas sur l’ultra.

SUR LE 2x25KM : les binômes de Yannis et Aude

TÉMOIGNAGE D’AUDE (ET JULIE)

Inscrites sur le format Gourmand 2x25km avec Julie, nous nous lancions quand même un petit défi ! À part le GRP Hiver, le trail dans de VRAIES montagnes c’est un peu l’inconnu à chaque fois. Nous étions entrainées certes, mais il y a toujours un petit doute sur nos capacités à encaisser. Mais nous avons réussi à boucler ce combiné, sans mourir de chaud (et pourtant…!), sans se mettre dans le rouge, sans râler, sans se blesser.

C’était une magnifique expérience, notamment parce qu’elle se vit à deux.

J1 : Départ avec le stress, en même temps que toute la troupe du HRC inscrite sur le même format. Un peu difficile côté températures mais hydratation toutes les 10min ! On arrive à rester aux côtés de Chloé et Aurore, jusqu’au coup de chaud de Julie. S’en suit une légère panique, à arroser ma binôme et l’encourager autant que possible. Et elle finira par repartir ! Croiser nos supporters charentais de temps à autre nous booster beaucoup aussi. On termine cette première étape en 3h40, juste derrière les autres happy runners finalement. C’est pas si mal ! En soirée : un peu de cryothérapie dans la rivière pour décompresser, un bon repas basque et des massages et ça repart ! (Pendant ce temps là, nos amis charentais courent le trail de nuit, sous les éclairs et les trombes d’eau, on se dit qu’on s’en sort pas si mal !)

J2 : Seules dans la 2ème vague, on est un peu déçues : il va faire plus chaud pour nous ! On prend le départ au même endroit avec un ami qui décide de le faire en off avec nous. Même si nous avons les quadris en feu, il nous booste sans arrêt et la matinée se déroule super bien. On appréhende quand même la dernière montagne et ses 4kms de descente ! Finalement, on se la fait dans la douleur, aux côtés de Damien, et on termine avec quasiment 20 min de plus que la veille !

Nous restons néanmoins convaincues que le 2x40km est encore trop gros pour nous, nous tenterons de faire mieux l’année prochaine de nouveau sur le 2x25km ! Nous sommes toutes les deux ravies de cette aventure et reconnaissante pour toute l’organisation, les bénévoles et tout le village de Saint Etienne de Baigorry qui s’anime pendant tout le week end. Et vraiment ravies d’avoir passé ces journées avec toute la troupe de traileurs du HRC ! On a hâte d’être à la prochaine aventure de montagne !

TÉMOIGNAGE DE YANNIS

On l’a attendu cette course ! On avait les jambes qui trépignaient depuis un moment déjà, mais malheureusement suite à une vilaine blessure ma binôme a été obligé de déclarer forfait… Du coup, je me suis joins aux autres copains sur le 2x25km, et avec les deux Yann on a formé une triplette de Yann’s.

Le premier jour, après une courte nuit, sur la ligne de départ, collés au cordon, bang ! On part comme des balles ! Jusqu’à la première grosse bosse… Comme toujours dans le pays-basque : les paysages et l’ambiance sont au rendez-vous.
Mais une allure un peu rapide sur les premiers km et une forte chaleur m’en ont mis une bonne sur la fin #PetiteChoseFragile. Ça permet de relativiser parfois.

C’est alors qu’il faut recharger les batteries. Je vous conseille le régime local qu’on peut résumer au taloa, au gâteau basque et à la bière du coin.

Après une bonne nuit, le maître mot du deuxième jour et de se faire plaisir ! Du coup, je fais la course à mon allure, j’en prends plein les yeux, je profite, je rencontre des gens, on discute, on sue, c’est trop bon. J’ai adoré cette course qui a à mes yeux une identité forte, avec une organisation vraiment pro.

Mais honnêtement je pense que c’est de passer un week-end avec les copains qui font de ces moments ce qu’ils sont. Une bonne troupe, un subtil mélange de rigolade et de partage, et de bons gueultons; ça ne peut pas louper…

Sans aucun doute, je (enfin nous) serai au rendez-vous l’année prochaine. L’Euskal Trail : Aupa !

3 Commentaires
  • Peon runner
    Publié à 17:43h, 15 novembre Répondre

    J’y étais aussi !! J’ai explosé ma chaussure à la fin de la descente du premier jour sur le 2X25 plus gros coup de chaud à l’arrivée. La nuit n’a pas aidé, insolation, bim abandon. On n’est pas reparti le 2nd jour. Bravo à toutes et tous. On y repart avec mon poto en 2018, peut être qu’on se croisera 🙂

  • Peon runner
    Publié à 14:33h, 20 janvier Répondre

    Inscription pour 2018 validée ! Qui en est pour 2018? J’ai adhéré à l »asso, j’espère qu’on pourra se faire un ptit apéro pour les participants. A bientôt

    • Adrien
      Publié à 11:10h, 26 janvier Répondre

      Coucou ! Top, nous sommes 3 binômes inscrits pour le moment et peut-être que d’autres nous rejoindrons sur les formats uniques. Apéro obligatoire bien sûr 😉

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