Mon premier Marathon

Un peu plus de trois semaines après mon premier Marathon,  je vous raconte comment je me suis préparée à courir ces mythiques 42 kilomètres et 195 mètres le 14 avril dernier à Paris.

Une inscription sur un coup de tête

Je me suis inscrite pour ce premier marathon quelques jours après le marathon de Paris l’an dernier. Le fait de m’y rendre pour encourager des amis m’a donné des étoiles dans les yeux. Voir toutes ces personnes se surpasser, relever le défi, aller jusqu’au bout, qu’importe leur âge et leurs motivations. Quel beau défi ! Sur le moment je me suis dit « peut être un jour ». Et puis en une semaine, l’idée a eu le temps de mûrir dans ma tête. J’en suis finalement venue à me dire « et pourquoi pas dès 2019 ? ». C’est ainsi que je me suis retrouvée inscrite à mon premier marathon

 

course d'entrainement

 

Douze semaines de préparation

J’ai choisi de suivre un plan sur 12 semaines car c’était à mes yeux juste ce qu’il faut : pas trop court pour arriver suffisamment préparée le jour J, pas trop long pour ne pas m’ennuyer ou arriver le jour J épuisée. 

J’ai choisi de m’entraîner entre 3 et 4 fois par semaine, en fonction de mon emploi du temps. Une sortie footing d’environ 1h, une sortie fractionné, une sortie courte suivie d’une séance de renfo et enfin une sortie longue en fin de semaine. Ce qui fait monter le total kilométrique entre 35 et 45 kilomètres  en fonction des semaines.

 

Petite séance de running

 

Vous l’aurez compris, ça fait beaucoup. Et 12 semaines c’est long ! J’ai eu un petit coup de mou à la semaine 4 où j’ai dû sauter deux séances (aussi car mon emploi du temps était très chargé cette semaine là et qu’il y a d’autres priorités que la course à pieds). Cependant, j’ai conservé ma sortie longue car c’est le plus important lorsqu’on prépare un marathon.

C’est surtout impressionnant de voir comment le corps s’adapte. Il y a un an je courrais mon premier semi-Marathon, aujourd’hui j’en cours un tous les dimanche en guise de sortie longue !

 

Séance entrainement

 

S’entourer !

Pour garder la motivation, rien de tel que de s’entourer pour les sorties longues. Parce que 2h à papoter entre copains, ça passe plus vite que 2h toute seule non ? Et puis surtout, voir les copains ça motive à se lever un dimanche matin à 8h. Parce que oui, le dimanche matin on préfère rester dans son lit comme tout le monde, surtout quand il ne fait pas beau !

 

séance entre copains

Louise, Julie, moi-même et Guillaume

 

Côté alimentation

Je n’ai pas vraiment changé mes habitudes car j’estime que je mangeais déjà bien avant. J’ai un peu augmenté les quantités de féculents pour avoir suffisamment d’énergie pour courir autant. Mais sinon rien de plus !

Ce que j’essaie vraiment de limiter, c’est ma consommation d’alcool. Adepte de l’apéro, j’essaie de me limiter à un verre par semaine lorsque je vois mes amis, parce qu’il faut quand même savoir se faire plaisir. Les trois dernières semaines je vais quand même essayer de supprimer ce verre afin de ne pas trop perturber mon corps pour le jour J.

Je continue de me faire plaisir avec de bons petits brunchs post sortie longue. Parce qu’après 2h30 d’effort, il faut bien ça !!

 

les petits brunchs gourmands du dimanche !

 

Côté vie sociale

Je n’ai pas eu l’impression que la préparation ait pris une place énorme dans ma vie sociale. Certes j’ai été amenée à rentrer plus tôt de certaines soirées le samedi quand j’avais une grosse sortie le lendemain matin, mais sans frustration. Je pense que le tout est de ne pas s’enfermer dans sa préparation et de ne pas oublier qu’on ne vit pas que pour ça.

Il faut pense qu’on a des amis et une famille à côté et que si on doit sauter une sortie parce que c’est l’anniversaire de sa maman ou de sa meilleure amie, ben c’est pas grave. Comme je le disais plus haut, il y a des choses plus importantes que la course à pied dans la vie, non ? Il faut savoir s’écouter et surtout ne pas se culpabiliser.

 

La dernière sortie longue

Trois semaines avant le jour J, on a réalisé avec Louise la plus longue sortie de ma préparation : 30 kilomètres ! Nous sommes partis très tôt de Versailles avec Flo et Guillaume pour réaliser 15 kilomètres jusqu’à Paris, puis au pied de la tour Eiffel les filles ont pris le relais des garçons pour le retour vers Versailles. C’est passé assez bien parce qu’on a discuté tout le long. Les cinq derniers kilomètres ont été un peu plus difficiles (Paris Versailles ça monte un peu quand même) !

Cependant la motivation de voir apparaître le fameux 30 sur la montre et surtout la motivation du bon brunch m’ont aidé à finir. C’est donc rassurée par cette dernière sortie longue que je me suis enfin dit que finalement, j’allais peut être réussir à le courir ce Marathon.

 

Sortie longue 30km

Louise, moi-même, Guillaume, Flo

Les deux dernières semaines

Après la sortie de 30 kilomètres, je n’ai pas ressenti de fatigue particulière mais mes études et particulièrement le rendu de mon mémoire, m’ont obligé à ralentir la cadence. Mes soirées se résumaient plutôt à être assise devant mon PC plutôt qu’à aller courir au parc.

 

sortie versailles

 

Quinze jours avant, j’ai fait une course officielle de 5,5 kilomètres à Antony près de chez moi. C’était surtout pour le plaisir parce que j’adore cette course, puis ensuite, repos, plus rien. Oui, vraiment, quinze jours de repos. J’étais fatiguée intellectuellement et surement aussi physiquement après dix semaines quasi non stop. Et finalement, cette pause running m’a fait beaucoup de bien et m’a permis d’arriver le jour J sereine et en pleine forme.

 

le jour J prête pour mon premier marathon

 

Le jour J

C’est au Salon du Running, avec Louise, que je me rends finalement compte de ce que je vais faire, dans quoi je me suis lancée… Courir mon premier Marathon ! Dossard récupéré, plat de risotto la veille, dodo tôt, et c’est parti !

 

préparation marathon

 

Le jour J, après un réveil aux aurores et une petite heure de RER avec mes proches, me voilà sur les Champs Elysées, dossard épinglé sur le tee shirt du marathon de Paris sur lequel j’ai craqué au Salon du Running. Ca y est, on y est, il fait beau mais froid, le temps idéal pour moi. Il y a une bonne ambiance dans le SAS de départ, on kiffe la playlist et on avance peu à peu vers l’arche de départ.

 

 

C’est partit !

On s’élance, il fait beau, je profite à fond. A l’arche du 10e kilomètre, je dis innocemment « On a déjà fait un quart? Ca va passer beaucoup trop vite ce marathon » ce qui fait bien rigoler Louise qui court avec moi son septième Marathon ! Elle me dit de ne pas m’emballer hahaha. Le premier semi passe comme une lettre à la poste. On papote de tout et de rien, on kiffe. Je vois régulièrement mes proches au bord de la route, au 9e, au 13e, au semi.

C’est vers le 28e kilomètre que les choses se compliquent. Je commence à fatiguer un peu, je marche pendant les ravitaillements pour prendre le temps de bien boire, le rythme a déjà bien diminué, mais ce n’est pas très important. Après le ravito du 28e, je vois mon frère et mon copain essoufflés. Ils ont couru un sprint depuis le métro pour me voir, ma mère n’a pas pu les suivre en courant. Ne pas voir ma mère me frustre, Guillaume veut me rassurer en me disant  « aller on se voit au 40e ! », mais là c’est trop. Je réalise que je ne le reverrai pas avant le kilomètre 40, soit… dans 12 kilomètres ! Je m’étais promis de ne pas faire de calculs pour savoir combien il restait, mais qu’est-ce qu’on pense pendant un marathon… Bref, c’est dur psychologiquement.

Un soutien sans failles…

Mais Louise me rassure, me booste, me redonne le sourire. Justine nous accompagne pour les 14 derniers kilomètres, elle a la pêche et me hurle dans les oreilles « Aller, aller ! », ça réveille hahaha. Finalement ça va un peu mieux. Et puis au kilomètre 30, on revoit encore Delphine sur le bord, qu’on a déjà croisé 3 fois depuis le début. Je ne m’attendais tellement pas à ce qu’elle nous suive comme ça tout le long que je verse une petite larme en la voyant. Ça me fait du bien de lâcher un peu prise, je continue reboostée.

Le moral va beaucoup mieux, les jambes un peu moins, on ralentit, on s’arrête deux fois pour étirer une crampe au quadriceps droit. Mais ça va, je sais que je vais finir, j’ai des frissons à chaque panneau annonçant les kilomètres qui passent.

34, 35, 36… je sais que tout le monde m’attend au 40… 37, 38…

Dernière ligne droite ! 

Dernier ravitaillement, on se dit qu’on finira en courant. Et là surprise, au 39e Guillaume est là et court avec moi. Il est en jean et baskets plates mais il s’en fout (et il est fou hahaha). Comme prévu cette fois, je vois ma mère un peu avant le 40e, enfin ! Georges est là aussi et nous accompagne en courant (en jean et baskets plates, sinon c’est pas drôle) sur deux kilomètres. On voit aussi Aurélie sur le côté, cette fin de course est beaucoup trop cool ! Sans surprise, Guillaume finit par avoir mal aux pieds et me dit qu’il me retrouve à l’arrivée.

500 mètres. Mon frère nous laisse et m’encourage par un « Aller mon poulain » presque simultané avec le « Aller ma poulette » de Louise, ce qui me fait beaucoup rire. On arrive au dernier virage, Louise fait une petite vidéo pour immortaliser ce moment.

– Ah tu vas pas encore pleurer ?

– Trop tard !

350 mètres. Tapis vert. Petite accélération. L’arche. Des larmes de joie. Un soulagement. Un gros câlin. Et puis réaliser…

Je suis Marathonienne !

 

Je suis Marathonienne

Crédit photo : Georges Piquenot

 

Le mot de la fin

Je ne peux finir cet article sans dire un mot du Happy Running Crew, cette asso qui m’a fait rencontrer des gens merveilleux qui partagent le même état d’esprit autour de ce sport. Aurélie, Delphine, Julie, Justine, Louise, mes copines de Versailles, merci pour tous ces kilomètres dans les jardins du château, mais aussi ces brunchs gargantuesques qui s’en sont suivis. Les côtes de Paris c’était du pipi de chat à côté des côtes de Meudon hahaha.

Et puis évidement mention spéciale pour Louise, l’ambassadrice du HRC Versailles. Présente depuis le moment où je lui ai dit que j’avais signé pour un marathon à la ligne d’arrivée du dit marathon. Je la remercie pour tous ses conseils, pour avoir bien préparé ce beau défi, pour son incroyable présence mais surtout pour sa patience tout le long.

Je ne l’aurais jamais fait sans toi, merci mille fois ma Lou, quand est-ce qu’on recommence ? 

 

Arrivée du Marathon de Paris

Aurélie, Justine, Louise, Delphine, moi-même et Guillaume

 

J’espère que cet article vous a plu et peut être donné l’envie comme moi, l’idée folle de courir un marathon un jour ?

A très vite pour un nouvel article !

 

Natacha

 

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