La Cimasarun à La Réunion

Claire, happy runneuse de La Réunion (et oui le Happy Running Crew voyage !) a participé à son premier trail long. La Cimasarun, 52km et 8000m D+ au programme ce dimanche 25 août 2018.


Bienvenue sur les chemins réunionnais ! 3 cirques mythiques en une journée. 2h du matin, le réveil sonne ! Les affaires déjà prêtes, plus qu’à les enfiler ! Stress mélangé à l’envie de voir si je suis capable d’en découdre avec cette course. Après une heure de route, nous voilà à Hellbourg, village du cirque de Salazie. On passe le contrôle des sacs, on s’échauffe un peu, surtout histoire de se réchauffer ! Voici mon compte-rendu de la Cimasarun.

Un départ très matinal

5h, départ de la course à la frontale. Les premiers kilomètres sur la route sont magnifiques avec toutes les frontales qui éclairent. Début de Cap Anglais, la route devient un single, quelques minutes de perdues ! Pas très grave j’en ai pour des heures sur ce trail !

Nous sortons de la forêt, le soleil se lève doucement sur Salazie. Je peux vous dire que le paysage fait oublier que je dois m’aider des mains pour monter ces marches plus hautes que moi ! On m’avait prévenu sur la difficulté du Cap Anglais, et effectivement il n’est pas simple. J’adore normalement monter mais je ne me sens pas à l’aise, le cœur s’emballe trop, les jambes ont du mal. Je préfère monter « ti pas, ti pas », mais monter malgré tout. Je sais que ce n’est que la première côte et surtout que je vais avoir aussi beaucoup de D-.

Arrivée à la Caverne Dufour, gîte du Piton des Neiges, je regarde le Piton de la Fournaise et le Piton des Neiges. De quoi avoir le sourire et en prendre plein les yeux ! Pourtant je connais déjà cet endroit mais c’est toujours aussi beau. C’est parti pour 1100m de D- environ, le tout dans les marches casse-pattes du bloc. Finalement, en écoutant les conseils et en alternant marche et course ça défile vite, et me voilà sur la route !

La pression de la barrière horaire

La barrière horaire en tête, première fois de ma vie que je fais une course avec ça, et c’est pas simple d’être sereine. Bien le pied du Col du Taïbit où se trouve la première barrière horaire ! Roche Merveilleuse, un sentier sympa, où il est possible de courir, et ça fait un bien fou. Le pied du Col du Taïbit (je vous assure que je n’invente pas le nom!), est là, petit ravitaillement et c’est reparti pour monter.

Le Taïbit est l’un des accès pour rentrer dans le Cirque de Mafate, cette fois ci je connais le sentier, je sais que ça grimpe, mais comparé au Cap Anglais rien à voir ! Finalement grosse surprise, sûrement la fatigue, la faim, je ne sais pas mais je galère. Le physique finalement ça va, mais le mental lâche.

L’ascension paraît interminable, je m’accroche, bien que je n’ai qu’une envie c’est lâcher la pression et pleurer sur un cailloux. Finalement j’arrive en haut, je regarde une dernière fois le Cirque de Cilaos et je me concentre sur ma descente vers Mafate et le ravitaillement prochain.

Drôles de sensations !

Descente vers l’ilet de Marlat, toujours pleins de doute, les sensations ne sont pas là, j’ai très peur de la deuxième barrière horaire qui me paraît si loin.

Je me pose malgré tout au ravitaillement, une bonne soupe un petit sandwich qui fait du bien. Quelques larmes qui font du bien. Il faut déjà repartir. La traversée de Mafate est plutôt plate, alors j’essaye de courir. Les sensations au départ sont bizarres et petit à petit je retrouve le plaisir de courir, les sensations habituelles. On monte vers la plaine des Tamarins, plaine que j’adore, et me voilà vraiment heureuse, le col du Taïbit est oublié. Le Col des Boeufs est là, et avec lui le dernier pointage et la sortie de Mafate.

Bien partie pour finir !

Quelques larmes de joie de savoir que j’ai le droit de finir et que je vais y arriver. Enfin rassurée, mon corps est de retour comme je le connais et le mental aussi. 2000m de D- sur 13 km, moi qui n’aime pas la descente, j’adore ce moment. Plus ça va, plus je me sens à l’aise. Je finis même par courir à fond et doubler des gens. Le retour dans le Cirque de Salazie est magnifique, les cascades, la lumière du coucher de soleil (et oui ici il fait nuit à 18h). Plus que 4km de route, une fois la partie en montée passée, les jambes n’ont qu’une envie c’est courir et moi aussi. Je finis en courant même dans les escaliers, tellement de joie.

Voilà le tour du Piton des Neiges est déjà fini 14h12’20 ». 52 km 4000m D+, 4000m D-. La Cimasarun, ne course difficile mais inoubliable.

Communauté de running, pour ceux qui courent par plaisir et avec le sourire !

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